THE R

C moi qui est le createur de ce blog qui contient des fotos des artistes de rap marocain
THE R

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:30

Modifié le vendredi 24 août 2007 11:41

dj key

À 24 ans, Khalid, alias DJ Key, s'affiche désormais comme un personnage incontournable du deejaying marocain. Passionné de hip hop, Khalid travaille depuis 4 ans à promouvoir les bienfaits d'une culture en plein boom, à travers la très active association Original Hip Hop, basée à Agadir. Il compile, mixe, remixe, scratche sur fond de hip hop, de funk, de r'n'b, de disco, d'électro, ne s'interdisant aucune limite, du moment que le groove investit le dancefloor. Couronné à plusieurs reprises sur ses sets DJ, Khalid a enrichi cette année sa discothèque de deux mix tapes autoproduites («How we do" et «Club Master»), vitrines d'une mouvance positive déterminée à en finir ave cles clichés et à faire valoir son droit d'exister.

"L'kounache, magazine du Boulevard des Jeunes Musiciens."
dj key

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:28

Modifié le mardi 21 août 2007 16:13

mafia c

mafia c
Interview avec Bigg - Mafia-C
Musique - mercredi 1er juin 2005.


1- Peux-tu te présenter aux Jeunes du Maroc (nom, prénom, âge,...)

Mon vrai nom c'est Taoufik HAZEB, 22ans, je suis en DEUG Droit français à l'université Mohammedia.

2- Comment as-tu découvert le monde de la music en général et le hip hop en particulier ?

En fait le milieu de la music m'a influencé depuis que j'avais 6-7ans. Ma mère aimait le style Beatles Soul Américain ; Mon père c'était plutôt Withney Houston, Nass El Ghiwan , Abd Lhalim , Farid. C'est ce qui a fait qu'il y avait différentes sortes de cultures musicales. Et donc, je m'intéressai beaucoup à tout ce qui était anglais. Je traduisais les textes (on peut dire que j'étais du genre curieux). Pour le hip hop, comme pour tous les Mc (Master of Ceremony), c'était pour moi avant tout une music que j'aimais. Le premier groupe que j'ai adoré était les MOBB DEEP. D ailleurs, jusque là ils sont toujours une référence à mes yeux, lyriquement et musicalement parlant.


Peu après, je me suis dit « pourquoi ne pas essayer de faire comme eux ? Et d'écrire des verts en anglais sur des instrus ricains ? (Mais en fait c'était toujours dans le cadre du délire). La première fois que j'ai touché à un stylo, j'avais 14 ans, et 15 ans pour le micro, en fait c'était plus pour frimer que pour faire passer un message. Peu à peu, on se crée sa propre sphère, son propre style et on décide de s'identifier. Pour cela, il faut avoir un petit plus : de mon coté, c'était l'anglais. Mais cela ne suffisait pas, il fallait aussi pouvoir arriver à faire passer le message. Ainsi, scène après scène, tu te fais un public, des ennemis ;) , des fans parfois et surtout un style à toi. Le seul problème que j'ai eu, c'est que personne ne comprenait mes mots. Alors, il a fallu y remédier. Je me suis mis à écrire en arabe (sous l'influence je dois dire d'un ami rappeur « Masta Flow ». Dès lors, je me suis rendu compte que les gens appréciaient ce style (un flow ricain + paroles en arabe "darija osée" ).

En parallèle, je fais de l'animation autant que Mc avec DJ Key sur pas mal de scène (l'avant première de DJ Abdel, Nourri, I Love Hip Hop In Morroco, Party Time, New Feeling... ). C'était un truc pour me défouler mais surtout pour avoir de l'argent afin de pouvoir investir dans ce que je fais (album), d'autant plus que je produis moi-même mes intrus, aussi bien que celles de Mafia-c. Pour ce qui est des instrus, je suis fan de tout ce qui est soul américaine (les artistes comme AL GREEN, ARETHA FRANKLYN, OTIS REDDING, CHI LITES, MILES DAVIS ...). Ainsi, me suis-je mis à sampler des sons et à composer. Les amis trouvaient que ce n'était pas mal donc j'ai continué .

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:26

Modifié le lundi 20 août 2007 14:14

h-kayne

h-kayne
Cyrano du rap maghribi

C'est l'histoire d'une ascension fulgurante. Né entre le pavé meknassi et la rue montpelliéraine, H-Kayne est le fruit d'une rencontre quasi-spirituelle entre cinq passionnés de hip hop, dévoués corps et âme à en distiller le suc avec allure sans s'aligner sur les clichés du genre. Adil Benchekroun, Azeddine Bouhout, Othman Benhami, Hatim Bansalha et Khalid Filali , alias DJ Khalid : ces Cyrano du rap ont beaucoup à dire et le clament dans un style brillant, poétique et lucide. La preuve par le Boulevard : en 2003, les H-Kayne grimpent sur leur première scène et sur la plus haute marche du podium hip hop, consacré révélation de l'année. En janvier 2004, le groupe marquait les esprits au fer rouge avec I son 2 bled'art, explosive première ½uvre créée de trois bouts de ficelle dans une minuscule chambre de Meknès, avec de bonnes vieilles couvertures en guise d'isolateurs phoniques... Qu'à cela ne tienne, l'auditoire adhère et adore : l'album, racé et abouti, se vend autant que l'insipide E-Lam Jay (mais à la 100% débrouille). Après avoir transfiguré les – déjà - nombreuses scènes visitées, les cinq rappeurs au son hypnotisant et à la prose tranchante reviennent avec un second album, produit cette fois par Platinium Music. C'est au c½ur de Hay al Amal, à Casablanca, que les H-Kayne ont, cet hiver, concocté une quinzaine de titres dont le caractère bien trempé ne devrait pas manquer de défrayer les chroniques, une fois de plus. Porteurs d'un style audacieux, les H-Kayne sont pour beaucoup dans l'émergence puis l'affirmation de Meknès comme temple urbain du hip hop maghribi. Dotés d'une solide légitimité populaire et la tête sur les épaules. "L'kounache, magazine du Boulevard des Jeunes Musiciens"

H-KAYNE est l'association d'un groupe pionnier du rap au Maroc, (DOGS ou 15-3/MKS), qui était au départ composée de 3 personnes : Adil, Azeddine, Othman, (hatim poursuivait alors, en 1998 ses études à Montpellier) le groupe ou plutôt l'esprit du groupe est né vers 1996. A cette époque, tous passionnaient de HIP-HOP. Passant par toutes les étapes de cette culture : danse, chorégraphie, break-dance, ....ils ont finie par ressentir l'envie ou le besoin de s'exprimer, ce qui a donné les 1ers "free styles" et les premiers textes du groupe. A partir de là commença leur aventure...!!

En février 2001 à Montpellier, DJ khalid fit la connaissance de Hatim, membre du groupe "DOGS" dont le succès est grandissant au Maroc. L'entente est parfaite, après avoir écouté le 1er album des DOGS "HDAW DOGS JAW" DJ khalid fut intéressée par un projet avec le groupe puisque leurs styles lui plut. Après de longues démarches, la formule DOGS + DJ KHALID a donné naissance au concept " H-KAYNE"

Un an plus tard, le collectif au complet se retrouve à Meknès (Maroc) pour donner naissance aux premières productions H-KAYNE, mais l'enregistrement prévu à Montpellier est compromis à cause d'un incompréhensible refus de visa (un coup dur pour le groupe mais qui est loin de les décourager!). Ils décident de passer au plant "D" comme débrouille. En effet le groupe commence l'enregistrement de la maquette de l'album dans un studio de fortune aménagée dans une chambre de 9 m² avec des couvertures en guise d'isolation phonique ! Au bout de trois semaines la maquette est fin prête et le résultat est plus que convaincant !

Le 30 mais 2003, H-KAYNE participe au « Boulevard des jeunes Musiciens » dans la ville de Casablanca (1ere scène du groupe !) et remporte haut la main le premier prix dans la catégorie RAP, HIP-HOP. Une prestation qui ne passera pas inaperçue, les sollicitations affluent et le nom d'H-KAYNE est sur Toutes les lèvres des amateurs de HIP-HOP ! Le 24 juin, le groupe continue sur ça lancée en donnant un concert d'une heure et demie à l'institut français de Meknès devant un public venu en masse ; l'i.f affichera complet ce soir là ! Grâce à cette prestation H-KAYNE se verra proposer une tournée dans plusieurs instituts français du royaume courant 2005.


Le 20 janvier 2004 marque la date de sortie de leurs 1er album «« UN SON 2 BLED ART » en vente sur Casa, Meknès, Ifrane, Rabat et Fès ! Le groupe continue son chemin en espérant qu'il les mène à une notoriété qui ne serait être que le reflet d'une réussite artistique mêlant originalité et créativité sur fond de rapprochement culturel.

LES MUSICIENS
Adil Benchekroun : Mc. auteur interprète
Azeddine Bouhout : Mc. auteur interprète
Othman Benhami : Mc. auteur interprète
Hatim Bensalha : Mc. auteur interprète
Khalid Filali : DJ/compositeur







Liens
www.hkayne.com : Le site officiel

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:19

Modifié le lundi 20 août 2007 14:13

traduction

traduction
Les paroles

Voici la traductions des paroles de leurs deux plus grandes chansons Raw Daw et Messoud par moi & quelques amis. Il est très difficile de traduire du marocain en francais donc c'est de l'à-peu-près mais le sens général y est... Passez outre la crudité des paroles, qui sont violentes pour provoquer et faire réfléchir. Un clin d'oeil à l'hypocrisie de la société marocaine







Raw Daw
T'arrête pas sur les mots vulgaires, ils reflètent la sagesse populaire. Réfléchis, médite... Notre pays est plein d'enseignements, même s'il évolue entre l'anarchie, la corruption, et le charlatanisme. Les gens en ont gros sur le coeur...
Elle tourne, elle tourne, la mariée... Pendant ce temps, la société bouillonne, et le pays recule à grands pas. Allez, distribuez les paniers-repas !
(...) Il a attiré la fille chez lui, il l'a embobinée, et l'a tringlée, en souvenir de ces longues années de frustration. De quoi elle se plaint, maintenant ? Elle y est allée de son plein gré. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'il s'intéressait à autre chose que son cul ? Elle avait qu'à pas y aller...
(Refrain) Eh ben t'as vu... Ils t'ont fait Raw Daw !
Tu t'es fait mettre jusqu'au fond
Si t'as mal au cul, maintenant, t'as plus qu'à le panser
Après tout, dans ce pays, tout le monde se fait enculer...
La fille est allée voir sa mère, et lui a raconté sa galère. La mère aussi en a eu mal au cul. Comment elle va faire pour marier sa fille, maintenant ? Comment elle va s'en débarrasser – et vite expédier la cadette ? Et le père, qu'est-ce qu'elle va lui raconter ? C'est un homme dur, il la tuerait. Des bonnes âmes ont alors indiqué un médecin. Quelques points de suture, et le péché est oublié. La mère y a mis toutes ses économies; tout, pourvu qu'elle puisse enfin caser sa fille...
Au cours d'une soirée, la fille a rencontré un garçon naïf, friqué, fils de bonne famille. Elle s'est dit : voilà l'aubaine ! Pour démarrer l'affaire, elle a prétendu s'être foulé la cheville. Le pauvre garçon a abandonné la soirée pour la raccompagner.
Depuis, elle le colle comme de la glue... Et ça a fini par un mariage. Maintenant, elle a la bénédiction de sa mère. Victime, elle ? Qui roule ce pauvre garçon et referme sur lui ses tentacules ? Et lui, c'est un homme ? Il a passé sa vie dans ses bouquins, en attendant la fille de bonne famille. Naïve, belle et, comme lui, pucelle.
Mais... Raw Daw ! Il est tombé sur la parfaite salope. Tout le quartier lui est passé dessus. Si seulement il s'était renseigné. Il n'en serait pas, aujourd'hui, à se lamenter...
(Refrain)
Toi qui m'écoute, et qui te moque, fais gaffe ! Tu pourrais, toi aussi, te faire gruger. Ton cul pourrait aussi y passer et t'aurais plus qu'à le panser; en silence. Un conseil : arrête de faire le malin, sois modeste, ne te la joue pas, applique-toi plutôt à faire le bien. Tu te crois expert en coups tordus, mais mon pauvre, t'as tout un pays en face de toi ! T'auras beau ramer, le courant sera toujours trop fort.

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:18

Modifié le lundi 20 août 2007 14:12

fnaire ( interview )

fnaire ( interview )
Fnaire “3lash mabghitishi tji lyoum ya lemchicha ?”
Musique - lundi 18 juillet 2005.


" Propos recueillis par Fayçal CHRAÏBI (fays), Mohammed SLIMANI (azeus) & Taher ALAMI (STAR) "

“3lash mabghitishi tji lyoum ya lemchicha ?” Aujourd'hui, lemchicha de Fnaire est venue et nous a ramené avec elle un bon rap traditionnel.

JDM : Que pensez-vous de l'initiative du Festival de Casablanca ?

FNAIRE : Franchement, on avait vraiment besoin de ce genre d'initiative. Cette année surtout, ça commence à bouger : nous sommes monté sur la scène du festival Timitar d'Agadir, le festival d'Essaouira et bien d'autres. Au départ, nous avions peur du Festival de Casablanca mais, hamdoullah, nous avons eu droit à un accueil chaleureux et tout s'est bien passé.

JDM : Quels sont vos projets ?

FNAIRE : Nous avons un premier album qui a connu un grand succès. Ce soir nous avons interprété pour le publique casaoui notre dernier morceau 'Mogador' qui sera dans le second album. Nous commencerons en novembre les préparations pour notre second album et nous vous donnerons rendez-vous en 2006 pour un rap traditionnel comme vous l'aimez.

JDM : Des obstacles particuliers par rapport à votre parcours ?

FNAIRE : Nous avons eu des problèmes financiers, car, vous savez, on ne peut pas vivre en ce moment avec les revenus de notre album. C'est pour cela que nous comptons beaucoup sur les différents spectacles même s'ils ne sont pas assez nombreux. L'année dernière nous avons galéré mais cette année, hamdoullah, koulchi bikhir ! C'est un bon début, nous espérons que ça va continuer.

JDM : Un dernier mot, que voulez-vous dire aux jeunes marocains ?

FNAIRE : Nous les saluons tous et plus particulièrement nos fans car ils nous soutiennent tout le temps et nous les trouvons partout où on va. Nous espérons que notre second album sera à la hauteur de leurs attentes.

# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:10

Modifié le lundi 20 août 2007 14:12

le créateur de blog

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# Posté le vendredi 04 novembre 2005 15:05

Modifié le vendredi 22 février 2008 11:14